Famille

Avoir de bonnes relations avec son ex

Après une séparation, il faut préserver l’unité familiale pour le bien-être de nos enfants. Pour ce faire, on doit être capable d’entretenir de bonnes relations avec notre « ex ». Petit guide pour vous conseiller.

Personne ne vous dira que c’est facile! Après une séparation, plusieurs aimeraient mieux ne pas avoir affaire à leur ex-conjoint. Toutefois, quand on a déjà formé une famille – et que des enfants sont impliqués – on ne peut pas tirer un trait sur notre passé et ne plus jamais revoir notre « ex ».

Première (et difficile) étape

Une séparation nous amène d’abord à faire une réflexion sur soi. C’est un événement difficile émotionnellement, car il brasse beaucoup de souvenirs, de décisions et de frustrations jamais entendues et nous pousse à faire des remises en question. Souvent, nous avons, comme individu, à faire divers choix. Il faut arriver à gérer la situation en gardant la tête froide, mais la situation est tellement émotive qu’on peine à y arriver. Certaines femmes ont besoin d’aller faire le point avec une psychologue qui peut les aider à faire le ménage dans tout ce qui se passe dans leur vie. On se sent coupable, on est fâchée, on est triste et on se demande de quoi aura l’air notre vie dans les semaines et les mois qui viennent. C’est très déstabilisant et il est normal de vivre une foule d’émotions parfois contradictoires.

Donc, une des premières étapes avant de pouvoir construire une bonne relation avec son ex consiste à avoir été capable de faire un travail préliminaire sur soi pour arriver à communiquer sans que les émotions prennent toujours le dessus. Le temps est un bon allié, car il nous aide à prendre un peu de distance, nécessaire pour être plus réfléchie et moins émotionnelle.

Cap sur la communication

Puisqu’il est primordial d’offrir aux enfants une famille unie malgré la séparation, il faut parvenir à développer des relations cordiales avec son ex. Certaines femmes gardent leur ex parmi leurs meilleurs amis, d’autres peinent à discuter avec lui sans sentir du ressentiment, d’autres établissent de nouvelles règles, cordiales et respectueuses, sans plus. À chacune d’établir le nouvel équilibre. Habituellement, plus le temps passera, plus les relations seront harmonieuses. Il faut bien sûr que les deux ex-conjoints, même s’ils ne forment plus un couple, agissent en adultes et délaissent des comportements accusateurs, les discours culpabilisants et les reproches. Agir en adulte, c’est être capable de mettre de côté le ressentiment envers l’autre pour se concentrer sur ce qui nous unit encore : les enfants.

Idéalement, les deux parents doivent faire des efforts – pour certains, c’est facile, pour d'autres, plus ardu! – pour entretenir de bonnes relations. Pour y parvenir, il est parfois nécessaire de se rappeler quelques mots clés qui devraient nous guider : respect, conciliation, écoute et lâcher-prise.  

  • Respecter l’entente de garde partagée. Cela implique aussi d’arriver à l’heure prévue, de s’occuper convenablement des enfants quand ils sont avec nous et se tourner vers l’autre parent en cas de besoin. Dans certaines familles, si le parent qui a les enfants doit s’absenter, avant de se tourner vers une gardienne, il doit demander à l’autre parent s’il peut prendre soin des enfants.
  • Un peu de conciliation et de bonne volonté. Votre ex-conjoint doit voyager pour son travail? Une façon d’être conciliante est de lui offrir votre aide. On ne sait jamais quand on aura besoin de l’autre à notre tour.
  • De la souplesse. Devant une demande spéciale (amener l’enfant à un match de hockey durant une de vos soirées), on évite de se braquer et de refuser d’emblée. On évalue la situation plutôt en fonction de l’enfant et de son désir. Cela ne veut pas dire de plier à toutes les demandes, mais on ne refuse pas juste pour mettre son ex en rogne!

En effet, pour que la séparation soit bien vécue par les enfants et les parents, il faut maintenir un certain niveau de communication. À chacun de trouver la façon qui sert le mieux la famille.

  • Faire le point une fois par semaine par téléphone, si possible quand les enfants sont couchés ou à l’école pour éviter que les petites oreilles écoutent.
  • Faire le point avec les enfants au début de l’année scolaire, par exemple, pour avoir un plan de match commun malgré la séparation (idéal pour le choix des cours parascolaires).
  • Utiliser un outil de communication adapté à notre réalité. On a de la difficulté à se parler, car les tensions montent rapidement? On peut s’échanger des courriels (au fur et à mesure ou une fois par semaine). D’autres parents utilisent un cahier de bord dans lequel chacun note ce qui s’est passé avec l’enfant quand il était avec lui. Cela permet de garder le fil de la communication autant sur les émotions des enfants que sur l’évolution d’un rhume, par exemple. Ainsi, on continue à faire équipe et aucun des parents ne se sent « coupé » de la vie de l’enfant.

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