Couple/Sexualité

Le sexe pendant la grossesse

La sexualité est en mouvance durant la grossesse, bien sûr. Et une fois le bébé né, il faut aussi s’adapter. La sexologue Julie Pelletier fait le point avec nous.

« À moins de problèmes médicaux, la sexualité de la femme enceinte est une prolongation de ce qui se passait avant la grossesse », note d’emblée Julie Pelletier. Mais, cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’existe pas quelques modifications. D’abord, certains couples diminuent les relations sexuelles durant les premières semaines après l’annonce du test positif de crainte de provoquer une fausse couche. « Théoriquement, les risques sont infimes, mais il se peut que ce soit un frein quand même », explique Julie Pelletier.

Aussi, si certains couples vivaient, avant la grossesse, quelques difficultés au lit, peut-être que cette période pourrait creuser davantage le fossé. Attention! Il faudra faire quelques efforts pour que la flamme ne s’éteigne pas. Reste que la grossesse est une période où le désir suit les fluctuations des hormones de la femme. Il suffit de rester à l’écoute de soi, de son partenaire et surtout d’ouvrir la conversation pour que tout se passe bien. Les changements ne doivent pas vous faire peur. Votre sexualité ne changera peut-être même pas durant ces 9 mois où votre corps « construit » votre bébé. Peut-être y aura-t-il des périodes plus creuses où la tendresse prendra plus de place que l’acte sexuel? Soyez à l’aise d’en parler à votre conjoint pour que la transition se passe bien! Et entrevoyez votre grossesse comme une occasion d’explorer une autre facette de la sexualité.

1er trimestre : Mon corps? Vraiment?

« La femme a besoin d’intégrer la perte temporaire de son corps. En plus, elle doit jongler avec une fatigue surprenante et souvent des nausées. Il ne faut pas s’attendre à trop durant ce premier trimestre. Habituellement, on vit plutôt un petit déclin », constate Julie Pelletier. Bien sûr, il y a des exceptions…

2e trimestre : Le retour de l’équilibre

« La grossesse est bien installée, la femme est plus en confiance et surtout cela parait qu’elle est enceinte. Elle se sent belle et puisque son ventre n’est pas trop imposant, elle peut profiter de cette période pour renouer avec sa sensualité. En effet, durant la grossesse, la femme est très près de ses sens et si son partenaire est à l’écoute, eh bien, elle s’éclatera encore plus », indique la sexologue.

3e trimestre : Des hauts et des bas

« Le ventre devient plus imposant et parfois même plus gênant. Tous les mouvements ne sont plus possibles aussi facilement. Il faut donc que le couple varie les positions et fasse des essais… et des erreurs! Il ne faut pas se gêner d’arrêter les ébats pour trouver une position plus confortable pour la femme. Aussi, certaines personnes – autant l’homme que la femme – ont l’impression qu’il y a quelqu’un entre les deux durant l’acte sexuel et ceci crée un blocage. Parfois, un simple changement de position afin de moins voir le ventre peut permettre de rétablir la situation », conseille Julie Pelletier.

Deux positions à essayer pour la fin de grossesse
  • La levrette par derrière. La femme s’installe à 4 pattes et peut même utiliser un oreiller pour appuyer son ventre. Cette position favorise une pénétration plus en profondeur.
  • De côté! La femme se couche sur le côté. Son partenaire s’installe à genoux, un replié sur le côté du corps et la prend de côté.
Et après? – Maintenir le lien… encore et toujours!

« L’idée, c’est de garder le lien entre les deux partenaires et de ne pas se culpabiliser non plus! On respecte le rythme et on s’écoute », conseille Julie Pelletier. Entre l’apprivoisement de notre nouvelle vie, les heures d’allaitement ou de biberon, la fatigue qui s’accumule, l’adaptation des autres enfants de la famille et les changements – encore! – de notre corps, il se peut qu’on n’ait pas la tête au sexe aussi souvent qu’on le voudrait. Et cela ne veut pas dire qu’on ne s’aime plus dans notre couple! « Il faut prendre le temps de s’écouter et surtout de ramener le tout dans notre quotidien. Hier, on se sentait ainsi et demain, on ne sait pas comment ça sera, alors on se concentre sur le « là, maintenant ». Aussi, c’est très facile de mettre la voisine sur un piédestal selon ce qu’elle nous dit de sa sexualité, mais qui nous dit ce qui se passe réellement dans son lit », note Julie Pelletier.

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