Papa

Portrait des papas québécois

Si nos arrières-grands-pères avaient connu les pères d’aujourd’hui, ils auraient eu la surprise de leur vie! Tendres, doux, présents, attentionnés et responsables, célébrons les papas québécois.

Nous avons la preuve sous les yeux tous les jours que les papas québécois ont bien changé au cours des dernières décennies. Pour la plupart, nous avons eu des pères ouverts d’esprit selon les standards de leurs propres pères, mais nos papas avaient encore principalement un rôle de pourvoyeur un brin autoritaire. Notre père élevait la voix et nous l’écoutions sur le champ, de peur que quelque chose (qui n’arrivait pas, mais qui avait l’air grave) arrive.

Ils n’étaient pas de moins bons pères pour autant et leur intérêt était palpable quand ils nous apprenaient à jouer aux échecs ou à construire une cabane. La vie de famille n’était simplement pas considérée comme étant « leur place ». Mais avec l’évolution des mentalités et un peu d’aide du gouvernement, les pères ont fini par la prendre cette place qui leur revenait, et de toute évidence, ils en sont très heureux.

De l’aide, enfin!

Au Québec, il faut dire que le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) instauré en janvier 2006 a eu un impact important sur la présence des pères au sein de leur famille. Cette mesure visait entre autres à inciter les pères à s’engager auprès de leurs enfants dès leurs premiers mois de vie, et cette initiative très attendue a été couronnée de succès puisque déjà en 2006, 48,4 % des pères québécois ont fait une demande de prestations parentales alors que seulement 27,8 % avaient eu recours aux prestations similaires de l’Assurance-emploi en 2005. Et preuve supplémentaire du chemin parcouru, en 2011, ce sont 77 % des pères québécois qui ont participé au RQAP!

Le RQAP a donc donné la chance à plus de pères d’acquérir des connaissances pratiques en soins à donner à un bébé et leur a permis de découvrir la magie de côtoyer un enfant au quotidien dès ses premières semaines de vie. C’est aussi un outil exceptionnel qui a permis aux nouveaux parents de prendre des décisions ensemble en partageant les congés parentaux dans une proportion qui leur convenait.

Les types de pères

Évidemment, tous les pères ne sont pas entrés dans un moule unique qui les transforme en papa systématiquement heureux, engagé et ébahi, mais on constate que les jeunes pères ont dorénavant plus de modèles masculins épanouis par leur paternité. Ces exemples plus variés arrivent dans notre société en même temps que les nouveaux types de modèles familiaux, et cette formidable transformation des familles d’ici amène avec elle de nouvelles attentes face aux pères.

Trois genres de papas

Anne Quéniart, dans son livre intitulé « La paternité sous observation : des changements, des résistances, mais aussi des incertitudes », divise les pères québécois actuels en trois groupes distincts, selon leur propre perception de leur rôle.

1. Les pères pourvoyeurs et protecteurs
Pour ces pères, la connaissance de l’enfant passe par la mère. Ils se sentent plus à l’aise dans le mode traditionnel d’autorité et dans les activités plus traditionnellement masculines.

2. Les pères postmodernes
Pour eux, la paternité se définit par le rapport à leur enfant et ils se sentent satisfaits par la paternité. Ils sont plus enclins à partager les tâches selon les affinités et les disponibilités que selon le sexe.

3. Les pères ambivalents
Ces pères sont tiraillés entre les pères traditionnels et postmodernes et participent aux tâches, mais surtout pour aider la mère.

Un sondage sur les papas

En mai 2014, Naître et grandir a publié un sondage exclusif mené par la firme Léger qui visait à mieux comprendre la place du père au sein de la famille d’aujourd’hui. On y trouve des données très intéressantes, comme :

  • 95 % des papas ont assisté à l’accouchement de leur conjointe;
  • 72 % d’entre eux affirment être plus présents que leurs pères l’étaient;
  • 22 % trouvent qu’ils manquent de temps, 19 % manquent de sommeil et 19 % manquent de sexe;
  • 99 % des pères se considèrent impliqués dans l’éducation de leurs enfants;
  • 78 % se sentent rarement ou jamais critiqués par leur conjointe;
  • La vaste majorité des papas québécois sont fiers de l’être et sont satisfaits de leur rôle de père.

Vous trouverez les résultats du sondage magnifiquement illustrés ici.

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