Papa

L'homme de ma vie ou le père de mes enfants?

Comment les femmes voient-elles leur amoureux? Est-ce l’homme de leur vie ou le père de leurs futurs bambinos? Le premier critère englobe-t-il le deuxième? Pour toutes les femmes, certainement pas.

Je veux tout un homme!

Quand vous regardez l’élu de votre cœur, vous voyez… l’homme qui vous comble, l’homme qui vous a séduite, l’homme qu’il est devenu, l’homme qu’il est, l’homme qui partage vos secrets, l’homme qui est un papa formidable, l’homme qui vous épaule, l’homme sur qui vous pouvez compter, celui qui ne vous fera pas faux bond, celui que vous avez choisi pour vivre au quotidien, l’homme avec qui vous faites des plans d’avenir, l’homme avec qui vous ressassez à l’occasion de doux souvenirs, l’homme… de toute votre vie?

Difficile de diviser notre homme en parties. On l’aime non pas en général, mais en entier, devrait-on dire!  Aime-t-on différemment un homme quand c’est lui qui a connu l’expérience de la paternité à nos côtés, tandis qu’on devenait aussi une maman? Probablement. Mais l’amour ne s’emboîte pas dans une définition si stricte. Une femme peut aussi tomber follement amoureuse d’un papa… dont les enfants ne l’appelleront jamais maman. Ou d’un homme qui n’est pas le papa de sa progéniture.

À la chasse à l’homme… parfait!

Dans nos rêveries d’adolescentes romantiques, on imagine des nuits entières notre futur amoureux. On lui attribue de nombreuses qualités : doux, beau, charmant, attentionné, un brin poète, un brin sportif, un dur au cœur tendre, passionné, ambitieux, etc. La liste est longue. Puis, les amoureux et les flirts défilent sous notre balcon. On ne sait trop où et quand, mais nos recherches s’affinent. Plus on vieillit, plus on se connaît, plus on sait ce que l’on veut.

Si le désir de fonder une famille – que ce soit rapidement ou dans 15 ans – pousse en nous, une nouvelle variable s’inscrit dans notre recherche. Le cœur de l’homme de notre vie devra s’épancher devant un minuscule bébé joufflu. Notre grand amoureux ne devra surtout pas s’enfuir devant notre petit cousin de 18 mois à la bavette bien sale qui court partout en gazouillant. Mieux encore, il devra s’accroupir et lui inventer un monde fabuleux. Si pour nous, on rêve de voyages et de carrières palpitantes, on cherche un gars qui ne sera pas malheureux de vivre avec notre rythme effréné.

J’en veux, il n’en veut pas, nous en voulons
– La transformation d’un gars…

« Quand j'ai rencontré mon chum, je n'avais que 17 ans et lui 21 (presque 22), pourtant c'était clair pour moi dans ma tête et dans mon cœur, je voulais 4 enfants. C'était clair que l'homme de ma vie devait être le père de mes enfants, pour moi un n’allait pas sans l'autre.

Malheureusement, l'homme de ma vie lui ne voulait pas d'enfants. La vie en a pourtant décidé autrement. Une première grossesse s'est annoncée alors que je n'avais que 19 ans. Ce fut un choc terrible pour mon chum, un dur coup pour le couple également. Mais, avec cette première expérience de paternité, mon homme s'est fait à l'idée d'avoir des enfants. Même que les essais pour un deuxième ont vite débuté. Malheureusement, le destin a voulu que notre deuxième petite merveille arrive seulement quatre ans et demi après la première. Par la suite, c'était très clair entre lui et moi que la famille était terminée. Mais avant même qu'il aille subir une vasectomie, un petit bébé s'est tissé au creux de mon ventre. Un choc difficile à avaler pour lui, même que mon couple a été durement ébranlé. Deux mois après la nouvelle, je faisais une fausse couche.

Le rendez-vous pour la vasectomie ne devait tarder. Mon conjoint en parlait sans cesse, mais la peur l'empêchait d'y aller. Mais il ne désirait plus d'autres enfants. Pourtant, un an plus tard, j’étais de nouveau enceinte. Notre troisième fille est née neuf mois plus tard. Le choc a été beaucoup moins grand qu'à la grossesse précédente, même que cette fois-ci il semblait plutôt émerveillé par cette grossesse.

Même si au départ, mon chum ne voulait pas d’enfant, toujours au cours de toutes mes grossesses, j'ai trouvé auprès de lui le support dont j'avais besoin. Jamais il ne m'a laissé tomber, il était toujours là pour moi. Je crois même que, pour lui, voir naître ses enfants a été un des moments les plus précieux de sa vie.

Quand j'y songe, je me dis que si la vie ne nous avait pas donné de belles surprises, jamais l'homme de ma vie n’aurait connu la paternité, pourtant c'est un super papa et un super conjoint. Je ne regrette absolument pas que la vie lui ait un peu donné une leçon, je sais que dans nos vieux jours, il se souviendra qu'il ne voulait pas d'enfants au départ. Il ne saurait vivre sans nos filles.»
Isabelle, maman de Frédéryke, Maygane et Élysabeth

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