Papa

Mon enfant est trop compétitif

Il veut toujours gagner et pique une crise lorsqu’il perd. Il veut être le meilleur et est fâché s’il ne l’est pas. Il s’entraîne ou étudie au détriment des heures de loisirs. Votre enfant est-il trop compétitif?

Être compétitif n’est pas mal en soi. C’est même sain et normal de vouloir gagner, de vouloir performer. « Sans désir de performance, on ne fait rien dans la vie! » s’exclame Dre Christine Grou, psychologue et neurospychologue, également présidente de l’Ordre des psychologues du Québec.

Ce désir de vouloir gagner et de bien réussir s’accompagne parfois de stress. Ça aussi, c’est sain et normal. Par exemple, il n’y a pas de mal à être nerveux avant un examen en classe ou avant une compétition sportive. « Le stress et l’anxiété, ce n’est pas la même chose » souligne Geneviève Marcotte, psychologue et co-auteure du livre Extraordinaire Moi calme son anxiété de performance. Ainsi, il est nécessaire d’avoir une certaine quantité de stress pour améliorer ses performances. C’est ce qui va pousser un enfant à vouloir aller plus loin, à étudier avant un examen pour avoir de bonnes notes, etc.

Quand savoir que c’est trop?

C’est lorsque le comportement et les réactions de votre enfant deviennent démesurés que ce n’est pas normal. Que c’est trop. C’est à ce moment qu’on ne parle plus de simple stress, mais plutôt d’anxiété de performance. Votre enfant vomi avant sa partie de hockey. Il a des troubles de sommeil la veille d’un contrôle en classe. Il a des maux de tête, est fatigué, agité, irritable… Cette anxiété, ce « trop », va se manifester de manière différente chez chaque enfant. « Le facteur déterminant qui fait qu’un parent devrait commencer à s’inquiéter c’est lorsque l’enfant n’a plus de plaisir, lorsqu’on perçoit de la détresse ou de la souffrance » précise Mme Grou.

À l’inverse, si l’enfant mange bien, dort bien, a du plaisir et est heureux, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, et ce, même si ce dernier est très compétitif, même s’il passe de nombreuses heures à s’entraîner ou à étudier pour être le meilleur. « Il y a des enfants très compétitifs de nature, qui apprécient énormément ça et qui ne vivent pas d’anxiété » mentionne Geneviève Marcotte. Vous n’avez qu’à penser aux athlètes olympiques, qui carburent à la compétition. Ce n’est pas donné à tout le monde! « La même situation peut faire vivre de l’anxiété de performance à un jeune, et pas à un autre. Cela dépend de la personnalité et de la tolérance au stress de chacun », explique la psychologue.

C’est du cas par cas. Et c’est à vous, parent, d’être attentif à votre enfant, à ses réactions et à son comportement afin de juger si les proportions deviennent démesurées, à déterminer si la compétition et le désir de performer deviennent démesurés et le rendent malheureux.

Infolettre




Cette semaine
Les pères prêts pour la conciliation travail-famille

Afin d'obtenir de meilleures mesures de conciliation travail-famille dans le cadre de leur travail, plus du tiers des pères québécois seraient prêts à gagner un revenu moindre et plus de la moitié seraient ouverts à changer de boulot.

Parents - la peur de ne pas en faire assez!

Bien s’occuper de ses enfants, c’est une chose. Avoir peur de ne pas en faire assez au point de s’en rendre malade, c’en est une autre! Faites-vous partie de ceux qu’on appelle les hyperparents?

Les pères et le TDAH – L’impact sur les enfants

Dans près de 50% des cas, les enfants qui reçoivent un diagnostic de trouble du déficit ont au moins un parent qui en souffre. Étonnamment, lorsque papa en souffre, les conséquences sont plus grandes chez l’enfant.

Une horloge biologique masculine

On parle souvent de l'horloge biologique pour expliquer que les femmes cherchent à procréer une fois atteint un certain âge. Qu'en est-il des hommes?

Commentaires

Infolettre



Suivez-nous
Facebook Twitter Pinterest Instagram

Activités de la semaine

Les meilleures activités et sorties de février