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Le lâcher prise parental : un grand pas vers l’autonomie de l’enfant

Commençons par fixer le cadre : le lâcher prise parental n’est ni du laxisme ni de l’inconscience. Il s'agit d'une façon d'être et d'éduquer, afin de donner des ailes aux enfants. Si vous voulez essayer le lâcher prise parental, lisez ceci...

Alors de quoi s’agit-il?
  • Le lâcher prise en tant que parent est le fait de s’avouer que nous ne pourrons pas toujours être là à veiller sur nos progénitures pour leur éviter de souffrir.
  • Lâcher prise, c’est constater que même en étant là à veiller, nos enfants ont des accidents et connaissent la tristesse ou la peur.
  • Lâcher prise, c’est arrêter de craindre le pire, abandonner l’habitude de vouloir tout contrôler et de culpabiliser lorsque quelque chose de douloureux se produit.
  • Lâcher prise, c’est ne pas surprotéger afin que l’estime de soi de l’enfant se construise à force d’efforts, d’échecs et de réussites.
  • Lâcher prise, c’est stopper cette tendance à donner des ordres comme « fais ci », « fais ça » pour laisser l’enfant chercher, tester et trouver.
  • Lâcher prise, c’est ne pas transmettre la peur irrationnelle d’agir qui empêchera l’enfant d’explorer le monde et ses propres limites.
  • Lâcher prise, c’est faire confiance en la capacité d’un enfant à tester ses solutions pour parvenir à ses fins.
  • Lâcher prise, c’est aimer, car l’autonomie est un formidable cadeau.
Lâcher prise, c’est souffler aussi en déléguant des tâches qui valoriseront les enfants qui ont un besoin précieux : se sentir utile.
Les prérequis

Oui, mais…lâcher prise, c’est difficile car les habitudes et les croyances sont solidement ancrées.

Il existe des conditions gagnantes au lâcher prise, ce que l'on peut appeler des prérequis.

Le pré-requis le plus important est la sécurité. Si une tâche que s’apprête à faire un enfant est dangereuse, stoppez-le. Expliquez-lui que son intégrité physique est en jeu et qu’il est hors de question de prendre ce type de risque. Les règles de sécurité sont à afficher, compléter et à commenter régulièrement. 

Une éducation bienveillante est un cadre idéal pour pratiquer le lâcher prise. Voici quelques phrases à dire pour vous aider (et en voici 17 à éviter).

La meilleure manière d’apprendre à faire quelque chose est d’imiter. C’est ce que permettent les neurones miroirs, dont le fonctionnement est détaillé dans cette vidéo. Nos enfants imitent ce qu’ils voient, entendent, etc. C’est pourquoi, souvent, nous n’avons pas à leur expliquer des concepts auxquels ils se sont auto-formés en nous observant (ou en regardant les personnes dans leur entourage). Donc, partons du principe que les enfants en savent beaucoup plus que ce qu nous voulons le croire.

Quoi qu’il en soit, le lâcher-prise n’est pas un acte inconscient. On ne peut pas partir du principe que les enfants savent et ont compris tout ce qu’ils nous ont vu faire ou dire. De plus, ils ont pu être spectateurs de mauvais exemples… Il est donc nécessaire de classer les expériences en plusieurs catégories.

Les catégories d'expériences

1. Celles qui ont déjà été réalisées par l’enfant
2. Celles qui ressemblent fortement à celles qui ont été réalisées par l’enfant
3. Celles que l’enfant ne peut pas réaliser car cela dépasse ses capacités physiques et mentales (conduire une voiture, monter à cheval, résoudre un problème de mathématiques de niveau supérieur, parler une autre langue, etc.)
4. Celles que l’enfant peut réaliser mais qu’ils n’a encore jamais faites

Les deux premières catégories impliquent que les parents laissent l’enfant s’exercer sans se substituer. La deuxième nécessitera un travail de réflexion de l’enfant. Tant mieux. Il s’appuiera sur son expérience et son astuce pour s’en sortir.

La troisième réside sur une approche particulière. En effet, si l’enfant veut essayer, il faut lui laisser faire la partie de chemin qu’il peut parcourir seul et le guider ensuite pour qu’il comprenne qu’il lui manque des éléments pour continuer. Ainsi, vous accompagnerez votre enfant devant le cheval où il constatera qu’il est trop petit pour le chevaucher.

La quatrième catégorie vous place dans le rôle de guide, ou de formateur. On oublie ici le lâcher prise et on procède en trois parties : montrer, faire ensemble et laisser faire. Si ces étapes se déroulent correctement, l’enfant a acquis un nouveau savoir-faire. Il devra s’exercer pour le maîtriser. Vous répondrez tout d’abord à toutes les questions qu’il vous posera puis vous lâcherez progressivement prise (en utilisant le deuxième réflexe plus bas).

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