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Quand votre tout-petit est en crise

Que faire quand votre petit ange se transforme en démon? Durant la période des terribles 2 ans, votre enfant apprend à doser le pouvoir qu’il peut avoir sur sa vie. Bien sûr, il faut le soutenir dans cette découverte et établir un cadre clair tout en offrant de la souplesse et une place à la folie.

Une crise, c’est quoi?

Une crise permet à l’enfant d’évacuer une émotion négative reliée à un désir non comblé. Prenons l’exemple du désir de biscuit au chocolat : l’enfant qui se voit refuser un biscuit au chocolat 30 minutes avant le souper fait une crise parce qu’il n’a pas été entendu dans son désir. Il se retrouve alors avec une émotion négative à expulser. Arrive alors la crise.

Que faire quand votre enfant fait une crise?

La seule chose que vous pouvez faire une fois la crise débutée est de vous assurer que les lieux sont sécuritaires. Il faut laisser l’enfant faire sa crise jusqu’à la fin. Une crise peut durer entre 2 minutes et 1h30. Plus l’enfant est laissé à lui-même lors de ses crises, plus la durée des crises ira en diminuant.

Laisser l’enfant faire sa crise, ça veut dire quoi?

Il ne faut surtout pas intervenir en tentant de raisonner l’enfant; rappelons-nous qu’il tente d’expulser une émotion! Chaque fois que vous lui adressez la parole en lui demandant s’il a terminé, vous allongez la crise puisqu’à ce moment-là l’enfant reçoit de l’attention négative même si cela provient d’une très bonne intention de votre part.

Que faire lorsque la crise est terminée?

Lorsque la crise est terminée, c’est-à-dire quand votre enfant revient vers vous en vous disant qu’il a terminé, laissez de côté l’envie de le raisonner ou de le sermonner. Prenez-le dans vos bras pour le cajoler et le rassurer de l’amour que vous avez pour lui malgré la crise qu’il vient de faire. Il a tant besoin d’être réconforté.

Comment éviter les crises?
  • Pour éviter une crise, il faut entendre le désir de l’enfant : « Tu veux un biscuit au chocolat, c’est vrai que c’est bon un biscuit! »
  • Lui nommer le moment où il pourra combler ce désir : « On va souper et ensuite tu pourras manger un biscuit. »
  • Lui proposer une alternative plus adaptée à la routine : « Ce que je te propose, c’est une pomme ou des carottes » ou encore « Va chercher tes blocs pour faire une grosse tour en attendant le souper. »
  • Il se peut que le tout-petit fasse une crise malgré tout. Respirez et dites-lui que vous voyez qu’il est en colère et que lorsqu’il aura fini sa crise, il pourra venir vous voir. Continuez à vaquer à vos occupations. Vous verrez, les crises cesseront graduellement.

De plus, il faut parfois se laisser aller à un peu de folie puisque trop souvent, nous répondons « non » à une demande de l’enfant sans même réfléchir à la possibilité de déroger à notre routine. Laissez-vous guider par la pureté de votre bout-choux et vous observerez une grande amélioration dans votre relation avec votre enfant. Il s’installera un réel partenariat. La période du « terrible 2 ans » exige pour les parents énormément de flexibilité et une grande dose d’humour et c’est ce que je vous souhaite…

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