Papa

La mononucléose

Votre ado se traîne les pieds plus qu’à l’habitude et ne cesse de geindre; un lancinant mal de gorge le tenaille. Vous flairez la mononucléose. Le médecin confirme : vous avez vu juste.

Symptômes

Le mal de gorge carabiné et une fatigue continue, presque chronique et très lourde, constituent les deux principaux et premiers symptômes de la mononucléose, généralement ceux qui poussent à consulter un médecin. Les ganglions gagnent en volume de manière substantielle et il en est de même pour les amygdales – au point où celles-ci se touchent parfois. Ces symptômes sont généralement accompagnés d’une fièvre élevée et persistante.

Le virus de la « mono » (connu depuis 1800, mais on le nommait alors fièvre glandulaire) s’en prend plus souvent aux adolescents et aux jeunes adultes; le milieu médical ignore encore pour quelle raison ces derniers y sont plus vulnérables. « 90 % des adultes ont en eux des anticorps positifs de la maladie, mais la majorité n’en sera jamais malade, explique Dre Julie Lalancette, médecin de famille qui œuvre au sein du GMF (Groupe de médecine familiale) de St-Eustache. On trouverait aussi des anticorps positifs chez les enfants de zéro à cinq ans, mais ils en sont rarement malades », ajoute-t-elle en soulignant qu’il est important de distinguer le fait de se défendre contre une maladie (avoir en soi les anticorps, c’est-à-dire être infecté) et être malade (avoir alors les symptômes).

Contagieuse, mais bénigne

Comme il est d’origine virale, ce mal de la grande fatigue est transmissible : être touché par quelques gouttes de salive ou de mucus provenant d’une personne qui éternue tout près de soi peut suffire à transmettre le virus, signale Dre Lalancette. Les contacts plus étroits – comme les baisers – et la transfusion sanguine peuvent être des relais de transmission. Ce risque est toutefois plus rare. D’autre part, précise le médecin de famille, « comme la période d’incubation du virus est d’un à deux mois, on se rappelle difficilement comment on l’aurait attrapée ».

Trois semaines après l’apparition des premiers symptômes, on note aussi habituellement une augmentation du volume de la rate : les gens actifs devraient cesser de faire du sport pendant environ trois semaines, afin de réduire les risques de coups qui pourraient entraîner une rupture de la rate.

Bien que fort pénible, la mono demeure tout de même un mal bénin. La maladie peut entrainer de graves conséquences seulement pour les personnes immunosupprimées (celles qui sont atteintes du SIDA ou d’un cancer par exemple), indique Dre Lalancette.

Traitement

Il n’existe aucun moyen de prévenir la mononucléose. Pas de traitement non plus pour chasser le virus. En fait, il s’agit d’un « traitement de support », mentionne Dre Lalancette. « L’acétaminophène, pour faire baisser la fièvre, une bonne hydratation parce que les malades sont souvent mal hydratés et parfois aussi un analgésique pour le mal de gorge sont recommandés. »

La fièvre et le mal de gorge durent généralement environ une semaine, mais la fatigue peut persister jusqu’à trois mois. Il est cependant plutôt rare qu’elle perdure aussi longtemps : les malades recouvrent généralement un niveau d’énergie acceptable après quatre semaines, signale Dre Lalancette.

Les médecins ne donnent pas systématiquement congé d’école aux enfants atteints. En fait, les parents peuvent décider de réduire les activités de leur enfant malade en fonction de son seuil de tolérance. Ainsi, si le syndrome de fatigue est trop intense, votre ado peut passer des demi-journées à l’école, plutôt que des journées entières. Une bonne communication avec la direction de l’école s’impose alors pour éviter des retards coûteux dans les apprentissages de l’enfant.

Enfin, peut-on être aux prises avec des « monos à répétition »? « Non, répond le médecin. Quand on l’a eue une fois, on est immunisé. Le dossier est clos. »

Image de Josée Descôteaux

Infolettre




Cette semaine
Le Movember, c’est bien plus que le mois de la moustache

Qu’ont en commun le mois de novembre et la moustache? Ils ont la Fondation Movember qui, par le biais de ses actions mondiales, tente d’améliorer la santé et le bien-être des hommes. Regard sur ce qui les emporte prématurément.

Les cancers masculins: facteurs de risques, symptômes et dépistage

Le cancer testiculaire et le cancer de la prostate sont en tête de liste des cancers les plus courants chez les hommes. Triste constat: le nombre de cas pourrait passer à 1,7 million d’ici 2030.

Se séparer quand on a de très jeunes enfants

Se séparer n’est jamais chose facile, mais avec un enfant qui ne parle pas encore, ou si peu, il est encore plus difficile de comprendre ce qu’il ressent et de s’y adapter.

L'ainé, le cadet, le benjamin

Est-ce que la position de naissance des enfants au sein d'une fratrie influence leurs comportements? C'est bien possible!

Commentaires

Infolettre



Suivez-nous
Facebook Twitter Pinterest Instagram

Activités de la semaine

Les meilleures activités de novembre