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Trop gâteaux, les grands-parents?

Vos parents ou vos beaux-parents accordent tout à vos enfants et vous ne savez plus comment réagir devant cette surabondance? Voici des pistes de réflexions et de discussions.

À Noël, comme à n’importe quelle occasion, les grands-parents gâtent énormément vos enfants? Trop, peut-être? Ils leur donnent tout ce que les petits désirent, leur offrant même des cadeaux avec lesquels vous n’êtes pas d’accord? Peut-être n’avez-vous rien dit au début, quand ils étaient très petits – un toutou par-ci, un autre par-là, vous ne voyiez pas que c’était si problématique que cela! –, mais désormais vous sentez que cela dérape. Vos enfants vous servent même des phrases comme « Ce n’est pas grave si tu ne veux pas m’acheter ce jeu vidéo, je vais demander à grand-maman! » ou autres répliques du genre.

Une autre façon que les grands-parents ont de gâter leurs petits-enfants est de ne jamais les contredire et de prendre systématiquement pour eux. « Pauvre petit! Ne le chicane pas pour cela! » ou « Ah! Juste un petit biscuit, ce n’est pas si grave! ». Ces situations deviennent vite impossibles à gérer.

Une pluie continuelle de cadeaux!

Même s’ils prétendent avoir les plus beaux rôles, n’ayant plus à élever au quotidien ces enfants, il faut que les grands-parents comprennent qu’ils les éduquent tout de même, peu importe le nombre de fois qu’ils se voient. Ils devraient être des supports aux efforts des parents et se calquer sur eux. Comme les parents, les grands-parents doivent établir des limites et être capables de les faire respecter. Dire « non » ou refuser un cadeau n’est pas être de mauvais grands-parents, loin de là. Bien sûr, ceci serait une règle absolue.

Une des « fonctions » des grands-parents est de gâter (raisonnablement, toutefois!) leur descendance. Toutefois, si vous jugez qu’ils les gâtent trop, une bonne discussion s’impose. Dites-leur que leur attitude vous rend mal à l'aise, car vous craignez que vos enfants exagèrent et profitent d’eux et de leur bonté. Ce n’est sûrement pas la relation désirée!

Ne bafouez pas pour autant tous leurs privilèges de grands-parents, laissez-leur la possibilité de gâter — peut-être d’une autre façon —, mais expliquez-leur comment vous vous sentez quand ils ne laissent pas la chance aux petits d’expérimenter l’attente et le désir, une étape importante pour apprécier davantage ce qu’on leur offre. Vous ne voulez pas que vos enfants pensent que tout leur est dû et devenir des enfants blasés.

De plus, expliquez aux grands-parents que vous n’êtes pas contre un petit excès de cadeaux lors de leur fête ou à Noël, mais s’ils couvrent systématiquement de cadeaux vos enfants, comment le fait d’en recevoir à leur fête serait magique? Il faut faire la distinction pour que recevoir un cadeau ne devienne pas une habitude dénuée de sens.

Habituellement, les grands-parents comprennent la nuance. Aussi, ils peuvent tout simplement troquer « cadeau matériel » par un cadeau qui sera encore plus précieux : du temps. Il n’y a rien de plus beau que de voir que des enfants ont envie de passer du temps avec leurs grands-parents même si ceux-ci ne les couvrent pas de cadeaux. Les grands-parents ont le temps de faire des activités spéciales qui renforcent leur lien avec leurs petits-enfants : aller dîner avec eux un jour d’école, les amener au cinéma, faire de la cuisine, entreprendre un bricolage compliqué, leur apprendre à coudre ou à tricoter, etc. Suggérez doucement ce type d’activités aux grands-parents dont la propension à acheter des cadeaux est très grande, ils verront qu’ils peuvent les gâter autrement sans sortir d'argent en leur permettant d’expérimenter la saine frustration de ne pas avoir tout immédiatement.

Touche pas à ma discipline!

Les couvrir de cadeaux, c’est une chose. S’interposer dans votre façon de les élever ou d’appliquer votre discipline, ça en est une autre. Ne tolérez pas qu’ils contrecarrent vos efforts pour instaurer une certaine discipline ou une routine. Ne laissez pas cette situation perdurer. Intervenez clairement en rappelant à vos parents (ou beaux-parents) que chez vous, vous avez instauré tel type de discipline. Au mieux, ayez cette discussion non pas devant les enfants, mais seuls à seuls si vous le pouvez (surtout si la situation empire). Mentionnez que ce que vous craignez par-dessus tout c’est que leurs interventions fassent en sorte que votre relation avec eux en souffre et de fait, celle entre eux et vos enfants.

Il ne s’agit pas d’établir un terrain trop balisé. Acceptez de votre côté qu’une grand-maman puisse accorder quelques privilèges quand elle garde son petit-fils, par exemple : dodo un peu plus tard, écouter un film, manger un biscuit avant le dodo. Que ce soit clair pour tous : ce sont des gâteries et non une nouvelle façon de faire! Aussi, il faut que les grands-parents — et les enfants! — comprennent que c’est une exception et qu’ensuite, les règles ne seront pas changées pour autant.

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