Papa

Il ne croit plus au père Noël

Vers l’âge de raison, il se pourrait que votre enfant commence à douter de l’existence du père Noël. Ce n’est pas pour autant la fin de la féérie du temps des Fêtes.

Si le vieil homme barbu subsiste pour toujours dans notre cœur vient un jour où la magie s’effrite un peu. Mais c’est à nous de récupérer la situation et de faire en sorte que ceux qui ne croient plus perpétuent la tradition pour les autres. Car Noël, c’est un peu cela : faire vivre la magie et entretenir la flamme! 

Processus normal

Ne plus croire au père Noël est une étape normale dans le développement des enfants. Vers 4 ou 5 ans, beaucoup d’enfants commencent à poser des questions. On a l’impression qu’ils doutent un peu de la plausibilité de l’existence du personnage. À ce moment, on lui retourne ses questions en lui demandant, par exemple, « Toi, tu penses que ça se peut des rennes qui volent dans le ciel? ». Il ne faut pas provoquer l’arrêt trop brusque de la magie. À cet âge, les enfants lancent des perches et s’interrogent surtout sur le risque de ne plus recevoir de cadeaux s’ils arrêtent d’y croire. Les parents doivent laisser les petits se détacher peu à peu du père Noël sans anticiper la fin du rêve et de la magie. Plus ils grandissent, plus ce qu’ils entendent, ce qu’ils voient et ce qu’ils comprennent ébranlent leurs croyances. Ils veulent grandir, mais ont encore besoin de se plonger dans la magie qu’évoquent le père Noël et toutes les histoires merveilleuses. 

Un sondage Angus Reid a révélé que 36 % des Canadiens estiment qu’un enfant n’est jamais trop âgé pour demander des cadeaux au père Noël. Un répondant sur quatre croit pour sa part que les enfants ne croient plus au père Noël entre l’âge de 9 et 11 ans.

Source : sondage Angus Reid Strategies

De croyance à tradition

Puis, autour de 7 ans - l’âge de raison -, les enfants ont acquis de nombreuses connaissances (logique, aptitudes à classifier, à compter, à faire des hypothèses, etc.) qui leur permettent de mieux délimiter le vrai et le faux. Une des étapes est donc de réaliser pleinement que l’histoire du Père Noël ne tient pas la route. Il peut faire le tour de toutes les maisons du monde entier en une seule nuit? Il connait tous les souhaits de chacun? Il vit vraiment au pôle Nord?

À ce moment-là, nul besoin de lui cacher la vérité. Les enfants ne vous tiendront pas rigueur pour ce « mensonge ». En fait, pour tous, le Père Noël est un mythe, une légende et surtout une tradition. Une fois, le mystère résolu, amenez votre enfant à perpétuer la tradition pour les enfants plus petits autour de lui (frères, sœurs, cousins, amis, etc.). Les enfants font le deuil de leurs croyances pour mettre désormais le cap vers la tradition.

En un sens, « ne plus croire » devient presque comme un rite de passage, comme l’explique Serge Larivée, professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, dans cet article Le père Noël n'est pas une ordure. Dans les réunions de famille, les enfants qui ont percé le mystère sont désormais du côté des adultes. Ils deviennent les gardiens du secret et les acteurs qui s’activent à promouvoir auprès des plus jeunes cette si jolie histoire.

Et après?

Des idées pour que la magie se poursuive…

  • La joie de donner. Les enfants comprennent que les cadeaux proviennent non pas du père Noël, mais bien des gens qui les aiment et qui ont pris le temps de penser à eux en espérant leur faire plaisir. Faites-leur découvrir le réel plaisir de donner à leur tour. Faites d’eux vos petits lutins qui vous aideront à choisir des cadeaux pour les plus petits.
  • Un cadeau familial. Aucun de vos enfants ne croit plus au père Noël? Continuez la tradition quand même en vous donnant un cadeau « familial » que vous aurez choisi ensemble et dont vous profiterez tous : un jeu, une sortie, une série télé, etc.
  • Des nouveaux lutins. Impliquez les grands dans vos préparatifs en vue du passage du père Noël. Vous partagez un secret commun! Vous verrez, vos « grands » lutins seront fiers de cette nouvelle complicité.
  • Croire encore un peu. Il n’est pas interdit de faire « comme si » on croyait encore. Car, même adulte, on se surprend à y croire encore un peu… Parce que le rêve, l’imagination et toute la magie reliés au père Noël nous ramènent une foule de souvenirs doux de notre enfance… et que c’est si bon! Qui a dit d’être rationnel à Noël? À chacun de transformer sa magie…
Image de Nadine Descheneaux

Autrice jeunesse et conférencière.

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